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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 06:00
Je suis fille de mineur de fond et fière de l'être !

Je suis née dans le Nord  ( pas encore Hauts de France ) au beau milieu du bassin houiller le plus grand d'Europe. Le HBNPC ( houillères du bassin du nord et du pas de calais ) produisait en 1959 jusqu'à 59 millions de tonnes de charbon. A partir de 1960 la production devint moins rentable puis déficitaire. L'exploitation prit fin le 21 décembre 1990 et les HBNPC disparurent officiellement le 1er janvier 1993.

Le paysage qui m'était familier était celui de la photo : un terril au bout des rails et à droite deux puits : un pour la descente d'air et l'autre pour le retour de l'air .

Je suis fille de mineur de fond et fière de l'être !

Mon père avait 12 ans lorsque sa mère est morte en couches. De son propre chef il quitta l'école où il avait d'excellents résultats pour aller à la ville voisine de faire embaucher dans la mine de charbon. Il suivait un "ancien" qui lui apprenait le métier de mineur de fond. Il bravait sa peur en réalisant  les risques du métier car il voulait gagner sa vie pour subvenir aux besoins de sa petite soeur. . Il fut donc galibot !

Je suis fille de mineur de fond et fière de l'être !

La journée de travail commençait par le passage à la "salle des pendus". Les mineurs se changeaient et hissaient leurs vêtements en l'air à l'aide d'une corde. C'était en partie pour éviter les vols.

Je suis fille de mineur de fond et fière de l'être !

Il fallait ensuite que le mineur passe à la lampisterie pour prendre sa lampe en échange d'un jeton . Lors du retour c'était l'inverse. Le système du jeton avait pour but de voir si tous ceux qui étaient descendus étaient remontés.

Je suis fille de mineur de fond et fière de l'être !

La lampe était très importante car sa flamme permettait d'avancer dans le noir mais surtout la hauteur de sa flamme indiquait la présence de grisou.

Le grisou était le principal danger de la mine car ce gaz fut responsable d'explosions très meurtrières. Mon père a survécu à un coup de grisou. Ses camarades ont pu le ramener en surface et il s'en est tiré avec une embolie pulmonaire qui mit longtemps à guérir .

Je suis fille de mineur de fond et fière de l'être !

Très vite mon père devint chef porion ( contremaître ) Mais les houillères firent venir de la main d'oeuvre du Maroc et la consigne était de produire toujours davantage. Mon père a pété les plombs lorsque l'ingénieur lui a remis un fouet pour inciter les marocains à travailler plus vite. Partant du principe qu'il ne frapperait jamais un homme, il a déchiré sa carte et brisé le fouet . Il a sollicité le poste de boutefeu car il était seul maître à bord. sur la photo vous voyez un boutefeu préparant sa cartouche en la remplissant de poudre avant de bourrer les mines et de "buquer" ( faire éclater à grand bruit le bâton de dynamite ) . Il ouvrait ainsi une nouvelle veine d'exploitation.  

Je suis fille de mineur de fond et fière de l'être !

Le charbon qui était abattu était chargé dans des berlines . Pour tirer le train de berlines un cheval était au fond. La vie de cette pauvre bête avait pour seule consolation les caresses que ne manquaient pas de lui prodiguer les mineurs .

Je suis fille de mineur de fond et fière de l'être !

Les mineurs avaient une courte pause pour manger leur casse-croûte . Deux tartines avec soit du pâté soit du fromage blanc au milieu. Ce moment était appelé le briquet .  Lorsque mon père ne mangeait pas tout il ramenait un peu de ce sandwich qui avait circulé dans les entrailles de la terre et en avait pris un goût spécial que j'adorais . Mon père avait donc pris l'habitude de me ramener un peu de son "pain d'alouette" !

Je suis fille de mineur de fond et fière de l'être !

Au bout des huit heures de travail il était temps de remonter à la lumière du jour. La remontée se faisait dans un ascenseur sommaire qu'ils appelaient la cage et qui balançait beaucoup. Les "gueules noires" s'entassaient dedans, heureux de pouvoir rentrer chez eux.

Je suis fille de mineur de fond et fière de l'être !

Dans les puits de mine non détruits des musées sont installés. C'est dans le musée de Lewarde que j'ai vu ces outils du mineur ainsi que sa barrette  : chapeau en cuir destiné à protéger sa tête. Et la lampe dont je vous ai parlé plus haut.

Je suis fille de mineur de fond et fière de l'être !

Mon père travaillait à la fosse de Vieux condé . J'y allais très souvent, ce monde me fascinait mais Yvonne n'a jamais voulu donner son consentement pour que je descende au fond . Mon grand regret. La fosse de la photo était la fosse Lemay de Pecquencourt, pas très loin de Somain où j'ai enseigné.

Connaissez-vous les mines de charbon ?

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 06:00
Quand l'Hom visite une grotte archéologique !

J'ai habité Cesseras un petit village de l'Hérault, à côté de Minerve. La région est sillonnée de gorges : celles de la Cesse un cours d'eau capricieux qui disparaît parfois sous terre ! Son cours est bordé de falaises calcaires.

Quand l'Hom visite une grotte archéologique !

Dans les parois de ces falaises se trouvent quantité de grottes dont certaines ont été occupées. Je les ai explorées après avoir acheté la carte topographique de la région.

Quand l'Hom visite une grotte archéologique !

Il en ai une que je n'ai pas visitée  : la grotte d'Aldène plus connue dans la région sous le nom de grotte de a Coquille ou encore grotte de Cesseras ou grotte de Minerve. La cavité de l'entrée est très grande et sert de refuge à des milliers de chauve-souris. Depuis 2007 le public ne peut plus aller plus avant , des grilles ont été posées. D'abord pour la protection des chauve-souris mais aussi car la suite de la grotte est un cheminement périlleux en raison de trous profonds et d'un parcours accidenté.

 

Quand l'Hom visite une grotte archéologique !

La visite se fait une fois l'an. Il faut s'inscrire à la mairie de Cesseras, propriétaire de la grotte. C'est l'Hom qui s'est porté volontaire pour y aller ! Je l'ai donc conduit le matin à 9h jusqu'à l'entrée où attendait un petit groupe sous la responsabilité de spéléologues confirmés . Dans la paroi ils ont ouvert une porte que j'ai trouvée bien petite ! " Pour entrer c'est par là " Je les ai laissé disparaître avec comme consigne de venir chercher mon époux à 15h .

Quand l'Hom visite une grotte archéologique !
Quand l'Hom visite une grotte archéologique !

Je vous montre quelques photos qu'il a ramenées de son périple.  Quelques passages étroits . La grotte fut exploitée pendant 100 ans pour extraire le phosphate constitué par des milliers d'ossements d'animaux de toutes sortes , majoritairement des ours., accumulés pendant des millénaires.

Quand l'Hom visite une grotte archéologique !
Quand l'Hom visite une grotte archéologique !

La galerie de la partie supérieure du réseau a livré des gravures larges et profondes incluant des figurations originales de leurs sujets : cheval, ours, félin, mammouth.

Mais on y voit aussi des griffures qui laissent à penser que la bête devait être énorme !

Une étude a montré qu'elles sont contemporaines à celles de la grotte Chauvet.

Quand l'Hom visite une grotte archéologique !

Quand je vous dis que le parcours n'est pas facile.

Quand l'Hom visite une grotte archéologique !
Quand l'Hom visite une grotte archéologique !

Dans la partie inférieure l'Hom a vu la salle des pas. Un groupe humain a laissé de nombreuses traces de pas et de frottis de torches datant de plus de 8000 ans avant nous.

Cette grotte a donc été fréquentée dès le paléolithique ancien, ornée de gravures à l'Aurignacien . Des indices de fréquentation datant du mégolithique et de l'âge de bronze y ont été trouvés.

Quand l'Hom visite une grotte archéologique !
Quand l'Hom visite une grotte archéologique !

Des fossiles sont incrustés dans les parois.

Quand l'Hom visite une grotte archéologique !

A 15h j'étais comme convenu à l'entrée de la grotte.  D'autres personnes sont arrivées, venues elles aussi récupérer un membre de leur famille. Les minutes se sont écoulées , très longues  et toujours personne. A la fin quelqu'un est venu nous dire de rentrer chez nous . Lors de l'inscription en mairie les apprentis spéléos avaient laissé leurs coordonnées, on nous préviendrait quand ils sortiraient . A 18h le téléphone a sonné : ils étaient remontés, je pouvais aller rechercher l'Hom !

Vous vous en doutez : j'ai demandé l'explication de ce retard . les spéléos qui encadraient la descente avaient amené un copieux pique nique dans leur sac a dos et le groupe a joyeusement festoyé parmi les témoignages de plus de 400000 ans !

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 06:00
1968...je me souviens !
1968...je me souviens !

Cette année là les jeux olympiques d'hiver avaient eu lieu en février à Grenoble. JC Killy réussissait d'exploit d'y être trois fois médaillé d'or

1968...je me souviens !

Nos rugbymen n'étaient pas en reste ! En 1968 la France remporte le Tournoi des 5 nations et remporte le Grand Chelem. 

1968...je me souviens !
1968...je me souviens !

C'était la grande époque de Cloclo ( Claude François ) Je ne l'ai jamais vraiment apprécié : je le trouvais trop sautillant. Je préférais Sacha Distel quand il nous parlait de " la belle vie " .

1968...je me souviens !
1968...je me souviens !
1968...je me souviens !

Je continuais à écouter en boucle  " Petite fleur " de Sidney Béchet. Je l'écoutais à partir d' un jukebox ou sur mon tourne-disque !

1968...je me souviens !
1968...je me souviens !

Au cinéma la sulfureuse BB ( Brigitte Bardot ) défrayait la chronique. 1968 est aussi l'année du tournage du film ' la piscine " qui voyait les retrouvailles de Alain Delon et Romy Schneider

1968...je me souviens !
1968...je me souviens !
1968...je me souviens !

Pas d'ordinateur ni d'APN à l'époque . Un appareil photo argentique muni - luxe suprême - de son flash en forme de cube ! Un radio- réveil pour des levers en musique ! C'était aussi le règne de la guitare électrique ...mais je n'en jouais pas !

1968...je me souviens !
1968...je me souviens !

Nous avions la télé ...petit écran et gros encombrement. Mais j'ai pu y suivre " L'homme du Picardie " qui a tenu en haleine une bonne partie des français !

1968...je me souviens !

Les français commencent à partir en vacances à la mer avec leurs petites voitures . La magnifique Maserati Ghibli que l'on voit dans le film la piscine est réservée aux nantis. Les français avaient tout pour être heureux ...mais la révolte grondait !

1968...je me souviens !

Le 03 mai 1968 débute la crise étudiante à Paris. Il faut supprimer les contraintes au nom de la liberté. 48 ans plus tard on peut juger ...

1968...je me souviens !
1968...je me souviens !

Mais l'avenir était en marche puisque cette année là sont nées des célébrités actuelles. Le 25 septembre naissait l'acteur Will Smith, le 30 septembre l'actrice Monica Belluci poussait son premier cri . Le 15 octobre Didier Deschamps donnait son premier coup de pied à l'air libre. Le 23 décembre est née celle qui deviendra pendant un temps la première dame de France : Carla Bruni.Je ne vous cite que les plus connus .

1968...je me souviens !
1968...je me souviens !

Cette année là je réglais mes courses avec de beaux billets : des francs ! Et mon pouvoir d'achat était beaucoup plus supérieur à celui que j'ai aujourd'hui !

En ce début 2017 j'ai presque envie de dire : "c'était le bon temps " !

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 06:00
Une page se tourne .

Ma voisine , 90 ans, est partie depuis 11 mois en région parisienne , dans une maison de retraite près de chez ses enfants. Je l'avais prise sous mon aile, l'emmenant en courses trois fois par semaine , n'allant jamais au restaurant sans la prendre avec nous et en l'invitant ...tant et si bien qu'elle avait fini par trouver cela normal. Elle s'était ensuite imposée trois après midi par semaine pour faire la causette de 14h à 16h. Elle me cassait l'apès midi mais je n'ai jamais osé lui dire. Je l'ai aussi supportée en voyages , là elle payait sa place mais quand même elle ne me permettait pas de voir tout ce que j'aurais voulu car elle n'était plus très rapide.

Malgré cela j'étais triste de son départ et j'avais le coeur serré lorsque regardais sa maison fermée. Elle avait fini par ne plus donner de ses nouvelles alors qu'elle avait dit préférer appeler car sinon nous l'aurions dérangée dans ses nouvelles occupations. Une voisine qui lui portait presque chaque jour son dîner a fini par l'appeler pour lui dire qu'elle avait vu le panneau " vendu " sur sa maison. Il lui fut répondu que cela ne la regardait pas, qu'elle ne pensait jamais à son ancien village et que sa vie était à Paris où elle était très bien. C'est rassurant mais pas très amical !  Il va sans dire que cette attitude si peu reconnaissante nous a choqués...et les langues se sont déliées. Elle passait le plus clair de son temps à guetter ce qui se passait chez les autres pour aller ensuite le colporter de maison en maison. C'est comme cela que j'ai appris que c'est elle,mon ex-voisine, qui avait donné à la folle-furieuse tous les renseignements sur ma vie privée, renseignements que la folle me jetait ensuite à la figure en les accompagnant de propos orduriers. Ce calvaire de trois ans c'est à elle que je le dois ! 

Alors que je me suis toujours interdit de porter un jugement sur ses actes, j'ai commencé à repenser à bien des choses et ma conclusion est que je réchauffais un serpent dans mon sein. Vous pensez que là j'exagère ? Je vous raconte . Son mari n'était pas alcoolique, c'était le stade au-dessus : une véritable éponge. Lorsqu'il a enfin accepté de voir un médecin ce fut pour une hospitalisation immédiate. Ses analyses et radios partaient à Montpellier pour montrer aux étudiants en médecine ce qu'était un cas extrême d'alcoolémie.  Bien sûr pas question d'en parler à ma voisine qui nous assurait qu'elle avait un mari parfait, qui faisait son ménage, lui portait le café au lit...bref une perle !

Contrairement à elle, je n'ai jamais caché que mon Ex était éthylique. J'ai donc fait semblant d'évoquer mon expérience passée pour lui dire que lors d'une désintoxication il était impératif de ne lui donner aucune boisson alcoolisée sous peine de provoquer ce qui ressemblait à  une crise cardiaque.

Bien sûr c'est à nous qu'elle a demandé de la conduire voir son époux à la clinique.Elle a insisté pour que nous allions avec elle dans la chambre et là , sous mes yeux exorbités elle a sorti une bouteille de Duvel , une bière belge plutôt forte. Immédiatement le mari s'est jeté dessus pour la boire au goulot. J'étais anéantie  mais que faire? J'ai prétexté une envie urgente et suis sortie mais je n'ai réussi à voir personne dans ce service. Lorsque nous sommes rentrés j'ai dit à l' Hom qui ne comprenait pas ma contrariété : " Si ce je pense est vrai, demain matin Claude est mort "!

Le lendemain à 7h j'avais une voisine en pleurs qui sonnait à ma porte pour me demander de l'accompagner dans toutes les démarches notamment retenir le crématorium.

Je ne sais pas qui sont nos nouveaux voisins mais cette fois je compte bien n' avoir que des rapports de bon voisinage sans familiarité aucune. Chat échaudé ...

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 06:00

Je venais de commencer à travailler, je venais de me marier ...et n'avais pratiquement pas le sou ! Pourtant tout autour de nous les gens parlaient vacances, de quoi nous donner envie de trouver quelque chose pas trop loin de chez nous.

Ma collègue et amie finit par dénicher une maison au bord de la mer. Ses propriétaires habitaient pas loin de chez elle et avaient décidé de n' aller à la mer qu'à la mi-juillet. Ils acceptaient de nous louer la première semaine de juillet ! La maison possédait deux chambres et le séjour serait commun:parfait !

Mes premières vacances à Merlimont

Notre Eldorado était situé à 110km de chez nous, à Merlimont. C'est une charmante station balnéaire familiale au coeur de la Côte d'Opale, entre Berck sur mer et Le Touquet. Nous avions consulté les guides papiers , pas encore d'Internet à l'époque ! Nous savions qu'une immense plage de sable fin nous attendait et que des dunes plantées d'oyats pourraient servir de terrain de jeux .

Nous avons fébrilement préparé notre petite valise : maillots, shorts, tops légers...les vacances quoi ! Et le 1er juillet de bon matin nous voilà partis. Un trajet sans problème...pas comme de nos jours ! Sur place la maison avait du charme , nous y avons rapidement pris nos marques . Ensuite nous sommes allés en repérage : marcher sur la plage, chercher dans les dunes l'endroit qui conviendrait le mieux à la pétanque ou au volley . Le temps passait très vite, l'heure du dîner arriva et nous sommes allés déguster la traditionnelle cocotte de moules du nord. De retour à la location nous avions pensé lire mais les conversations allaient bon train...c'est tout juste si nous avons remarqué les nuages qui s'amoncelaient à l'horizon.

Le lendemain matin, au réveil ,le martèlement de la pluie nous accueillit ! Avec la belle insouciance de la jeunesse nous avons pensé qu'il suffisait de petit déjeuner pour attendre la fin de l'averse....mais la pluie s'éternisait. Tous nos beaux projets tombaient à l'eau , c'est le cas de le dire ! Personne n'avait pris d'imperméable ni de parapluie ! Tout à coup je me souvins avoir vu la veille pendant le repérage une petite boutique qui devait pouvoir nous dépanner. Nous sommes partis en voiture pour faire 300m ! Nous nous sommes engouffrés dans la boutique où la commerçante, fine mouche, nous lança : " je devine ce qui vous amène" ! Tout ce qu'elle avait à nous proposer était un K-Way !

Mes premières vacances à Merlimont

Nous n'avons pas eu le choix elle n'avait que le classique bleu ! Par chance chacun a trouvé sa taille. Nous avons payé , écornant notre maigre budget vacances. Et sur place il a fallu enfiler ces coupe-vent imperméables en nylon, si faciles à porter !

Mes premières vacances à Merlimont

Avant que Dany Boon n'écrive son sketch, nous avons testé tous les inconvénients de ce vêtement ! Bravant les éléments déchaînés nous avons décidé d'aller voir les stations voisines Berck, Le Touquet . Au début, l'humeur était maussade...jusqu'à ce que le mari de ma collègue ne dise d'un ton désespéré en nous regardant tous les 4 vêtus du même uniforme : " On dirait le collège Notre Dame qui déambule". Un énorme fou-rire nous a alors pliés en deux...et ne nous a plus quitté de la semaine. Car il a plu non-stop toute la semaine et les K-Ways furent bien amortis ! A notre grand regret ,nous n'avons pas pu essayer sur place la petite pochette banane ! Nous sommes rentrés hilares et si nous n'avions pas bronzé nous avions des zygomatiques bien entraînés !

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 06:00
Quand on n'a pas de tête il faut avoir des jambes....

A cette époque je pilotais ma vieille et infatigable 504 blanche. C'est à son bord que j'étais allée travailler ce jour-là. Mais pas longtemps car j'avais obtenu l'autorisation de m'absenter à 10h pour suivre l'enterrement d'une personne dont j'étais proche. Je récupère Junior et nous voila partis en voiture vers l'église du village voisin. Lorsque je gare la 504 je vois que les gens sont déjà à l'intérieur de l'église. Vite j'attrape mon sac à main , aide Junior à descendre et claque la portière de l'auto. Lorsque la cérémonie prend fin je m'apprête à filer vers la voiture en fourrageant dans mon sac, de plus en plus nerveusement . mais où sont les clés du véhicule ? La réponse ne tarde pas à s'offrir à moi : les clés sont restées sur le contact et les portières sont fermées. Je ne peux me résoudre à casser une vitre et décide de partir à la maison à pied chercher le double des clés que bien sûr je n'ai pas avec moi ! Nous marchons d'un bon pas ...mais 8km c'est quand même pas la porte à côté. A la maison je récupère le double des clés, jette un oeil vers la pendule : pas le temps de manger et pas le temps non plus de refaire la route à pied ! La mort dans l'âme j'attrape le téléphone pour appeler un taxi ! Je n'allais pas non plus aller raconter aux amis que j'étais une étourdie ! Par chance la dame du taxi était libre et pas loin de chez moi. Le temps de confectionner un sandwich pour Junior et j'entends le taxi qui klaxonne. La tête de la conductrice quand je lui ai dit que je voulais aller à l'église ! Pendant que je la payais elle aperçut ma 504 qu'elle connaissait : à son sourire qui se voulait complice je sus qu'elle avait deviné. J'ai eu juste le temps de déposer Junior et je fus à l'heure pour faire rentrer mes élèves. Je n'ai raconté ma mésaventure qu'un mois plus tard à l'Hom qui éclata de rire : " j'attendais de voir quand tu allais te décider à me le dire". La dame du taxi lui avait tout raconté....

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 06:00
Le chien de ma belle-mère !

Chez ma belle-mère l'arrivée du Bearded Collie fut une véritable bénédiction; Ce chien de belle taille était un compagnon idéal : gai, fidèle , robuste, il s'était très rapidement intégré et était très proche de sa nouvelle famille. Il sut se montrer obéissant si bien que tout le monde l'aimait . La seule chose que ma belle-mère lui reprochait était les soins constants que demandait son pelage. Je crois qu'elle faisait semblant de se plaindre car il fallait voir avec quelle patience elle passait la brosse dans ses longs poils tandis qu'il se laissait faire , concentré sur une seule chose : lui envoyer un grand coup de langue dans le cou dès qu'il le pouvait : la séance se terminait généralement par des grands rires.

Pour simplifier la vie de tous les jours, ma belle-mère avait transformé le nom à rallonges que lui avait donné le chenil par un raccourci beaucoup plus rapide quand il s'agissait de l'appeler : " Pim " ! Mais voilà, Pim avait un défaut : il faisait les poches des humains ! Oh il ne fut pas découvert de suite, jusqu'à ce jour d'hiver où une amie de belle maman était venue prendre le thé . Elle ôta ses gants , les mit dans la poche de son manteau qu'elle posa sur une chaise à ses côtés. Pim était très sage , installé près d'elles. Lorsque vint l'heure pour l'amie de rentrer chez elle, elle enfila son manteau et tout en prenant congé commença à enfiler ses gants ...elle poussa un grand cri : elle avait des mitaines ! Pim avait consciencieusement sucé tous les bouts de doigts ! Depuis ce jour Belle maman l'avait à l'oeil...jusqu'à ce jour où un petit entrepreneur vint chez elle pour discuter d'un travail à effectuer. En bonne nordiste ma belle mère lui offrit le café. C'est alors que, horrifiée, elle vit Pim commencer à mastiquer des billets de banque ! Gênée elle tint à prévenir l'homme qui se leva d'un bond : il revenait de chez un client qui l'avait payé et il avait simplement fourré ses billets dans la poche de son pantalon. Sentant qu'il allait se plaindre, belle-maman commença alors à lui faire la morale et termina en lui disant que cette mésaventure devait lui servir de leçon et qu'à l'avenir il penserait à utiliser un portefeuille ! La leçon cloua le bec au bonhomme mais celui-ci ne supporta pas que Pim l'approche durant la durée des travaux !

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 06:00
photo du Net

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Depuis mon adolescence le flamenco me fait vibrer. Je me souviens m'être serré la ceinture au maximum pour pouvoir aller assister à une représentation au théâtre de Douai alors que j'étais étudiante. Tout me plaît : les costumes, la musique, la danse, le chant... Lorsque j'ai eu la chance de pouvoir voyager, j'ai irrésistiblement été attirée par l'Andalousie à plusieurs reprises. Si dans la journée je courais les sites incontournables, le soir je guettais les spectacles de flamenco. J'en ai vu des magnifiques , ceux de l'école nationale espagnole mais aussi des troupes connues. J'ai aussi adoré les artistes qui se produisaient dans de petites caves et qui donnaient tout ce qu'ils pouvaient pour satisfaire les spectateurs...ou tout simplement pour extérioriser le feu qui les habite lors de ces danses. Ce soir-là c'est une troupe d'environ dix personnes qui évolue devant les tables d'une petite salle de café. Les costumes sont très beaux mais ils n'en changeront pas de la soirée ...aucune importance, ils ont la fougue qui crée les grands moments. Ils évoluent en groupe : huit filles superbes et deux garçons souples comme des lianes dans leur costume moulant. Vint le moment où les filles et l'un des danseurs se retirèrent dans le fond de l'espace qui leur servait de scène; Le danseur commença alors un numéro exceptionnel de claquettes qu'il exécuta avec une grâce et une virtuosité qui mettait en valeur son corps parfait. La salle était sous le charme et lorsqu'il salua , l'assemblée se lava comme un seul homme pour l'ovationner. C'était de toute évidence le clou de leur spectacle car un des musiciens déclara que le bal était ouvert. L'orchestre jouait en sourdine tandis que les danseuses et danseurs se dirigeaient vers les clients pour les inviter à danser . C'est alors que je vis le danseur vedette se diriger vers moi...non, ce n'était pas possible, il y avait certainement une délicieuse jeune fille derrière moi qui l'avait intéressée...Quand je le vis s'arrêter face à moi en souriant , ses yeux de braise semblant fouiller jusqu'au fond de mon âme, je crus que j'allais défaillir. Dans un geste lent et doux à la fois il me tendit la main. Et là, je vous le donne en mille ...incapable de faire le moindre mouvement, paralysée, je me suis contentée de tourner lentement la tête de gauche à droite et inversement ! Vous l'aurez compris : je venais de décliner cette invitation inespérée ! Il a eu un moment d'incertitude puis a invité une de mes voisines de table qui, elle, s'est tellement précipitée qu'elle a violemment heurté le coin de table avec sa hanche, ce qui ne l'a pas empêchée de danser. Je crois qu'il ne m'en a pas voulu car à plusieurs reprises il m'a décoché de larges sourires en passant devant ma table. La danse finie il fallut quitter la salle, l'heure de la fermeture avait sonné. Jamais encore je ne m'en suis autant voulu, des années plus tard j'ai encore envie de me filer des claques...danser. Avez-vous connu des moments où l'émotion vous fait renoncer à ce qui vous ferait le plus plaisir ?

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 06:00

Puisqu'on vous le répète : avec la SNCF tout est possible !

J'ai failli dormir avec les clochards !

Cette année là, nous faisions le grand déménagement qui nous transplantait de la frontière belge dans le minervois. Nous avions fait maintes fois le trajet en voiture mais cette fois c'était l'ultime trajet et pour la retraite de l'Hom son employeur avait généreusement mis à sa disposition un wagon de marchandises . Si nous avions loué les services d'un déménageur pour le contenu de l'appartement, ce wagon ainsi que la plate-forme qui l'accompagnait étaient les bienvenus pour emmener le contenu de l'atelier ainsi que la caravane et le 4X4. Nous avons assisté au départ du convoi qui nous attendra dans le midi de la France. Nous, nous voyageons dans le TGV avec changement gare du Nord / gare de Lyon à Paris. En cours de route incident, le TGV s'arrête au beau milieu des champs....les informations ne circulent pas et la longue attente commence. Quelques heures plus tard le ton monte, cela menace à tout moment de tourner à l'émeute...tant et si bien que , par haut parleur, un contrôleur nous annonce que Paris est prévenu et que toutes les dispositions seront prises pour accueillir les naufragés du rail. Il alla jusqu'à promettre une chambre à ceux qui, comme nous, avaient raté leur réservation pour la suite du trajet. Le calme revint et le train put repartir. Nous n'avons jamais su ce qui s'était passé. A 23h nous entrons en gare du Nord à Paris. Très rapidement il fallut se rendre à l'évidence : personne ne nous attendait et personne ne semblait être au courant de notre mésaventure. Nous n'avons eu que des haussements d'épaule exaspérés quand nous avons demandé ce qu'il convenait de faire....jusqu'à ce qu'un gars en képi blanc nous dise le plus sérieusement du monde que les chaises devant les quais étaient à notre disposition pour attendre la reprise du trafic le lendemain. Or ces chaises étaient occupées par des clochards endormis. Nous avons choisi deux sièges parmi les plus éloignés mais il vint d'autres pauvres hères et ceux-là étaient plutôt malodorants. Soudain je n'y tint plus : il m'était impossible d'attendre notre départ à 8h30 dans cette promiscuité. Je venais en effet de me souvenir avec effroi qu'avant de prendre le train nous étions passés par le cabinet notarial où m'avait été remis le chèque correspondant à la totalité de la vente de notre maison. Je serrais fortement mon sac à main devant moi et décrétais qu'il n'étais pas question que je dorme dans ces conditions ! L'Hom me voyant dans cet état prit le "passe" que chaque conducteur possédait et m'entraîna dans la salle de repos du personnel naviguant. De confortables fauteuils relax en cuir nous ont tendu les bras et permis de prendre enfin cinq heures de repos ! Personne ne vint nous déranger et de toute façon l'Hom était décidé à faire face devant le peu de professionnalisme de ses ex-collègues ! Ce fut notre premier voyage de retraités....heureusement il y en eut une foule d'autres moins traumatisants !

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 06:00
dessin du Net

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Après une première année dans le CM2 de cette nouvelle école, Paulette était heureuse des résultats obtenus par sa classe. L'Académie venait en effet d'instaurer les évaluations de fin de cycle primaire au niveau de la circonspection. Dans cette école , nous étions deux CM2 , le mien mais aussi celui du collègue, un homme à qui sa position d'ancien dans l'établissement conférait une certaine supériorité ( d'après lui ) que j'appellerai Mr Macho. Lors de mon passage pour me présenter à ce nouveau poste, le maître, arrivé à l'âge de la retraite et que je devais remplacer, m'avait montré la pile de livres de mathématiques neufs qu'il me léguait. En septembre je me suis retrouvée avec des vieux livres en lambeaux d'une édition complètement obsolète : j'avais compris que l' indélicat Mr Macho s'était servi en douce ! J'ai décidé de l'avoir à l'oeil et de ne rien dire. Pendant toute l'année j'ai préparé les feuilles de maths pour mes élèves sur la vieille machine à polycopier de l'école à partir d'un specimen gratuit que j'avais obtenu auprès de la maison d'édition. En juin, arrivent les évaluations. Les résultats tombent la semaine suivante : le directeur arrive radieux dans la salle des profs nous annoncer que la classe arrivée première de la circonscription n'est autre que la classe de...Mme Petitgris ! Tous les collègues applaudissent et me félicitent sauf Mr Macho, resté soudé sur sa chaise , le teint cireux !

Les derniers bulletins avaient été rendus dans toutes les classes, il était temps de s'occuper des passages de classe. Pour moi , pas de problème, mes élèves partaient pour la 6ème au collège et comme j'étais allée passer plusieurs demi-journées avec eux dans ces nouveaux murs, il n'y avait pas de stress. C'est alors que je vis arriver Mr Macho avec deux feuilles, il m'en tendit une en m'annonçant que pour m'alléger la tâche, il avait procédé lui-même aux listes. Surprise, je restais sans rien dire et ce fut le maître de CM1 qui prit la parole, un peu gêné, pour expliquer la procédure. Le collègue de CM1 avait fourni la liste de ses élèves par ordres de classement . Mr Macho avait décidé qu'il prendrait les six premiers ( moyenne annuelle de 18 à 14 ) qu'il me cédait généreusement les six suivants ( moyenne annuelle de 12 à 10 ) et ainsi de suite. Mr Macho osa dire : " c'est équitable, non ? " Brouhaha dans la salle des profs que je fis taire en disant : " D'accord ça marche. Mr macho cherche depuis longtemps une décoration, je lui décerne aujourd'hui le premier prix de mathématiques appliquées " Applaudissements fournis... .....L'année suivante vit arriver les évaluations des CM2 de la circonscription . Le directeur reparut, les résultats à la main : " Cette année encore c'est la classe de Mme Petitgris qui occupe la première place , - puis se tournant vers Mr Macho - vos manipulations n'auront donc servi à rien cher monsieur ! " Et toc !!!!

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Published by Petitgris - dans souvenirs
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