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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 06:00

 

 

 

Très naturellement ils invitèrent Paulette à venir dans leur résidence de vacances . Paulette en mourait d’envie mais devait obtenir l’autorisation de sa mère . Devant son désarroi , Jean-René s’en fut lui-même parler à Yvonne qui ne put que donner son consentement car elle tenait toujours à faire très bonne impression devant les étrangers . Et c’est ainsi que , sous bonne escorte , Paulette pénétra dans le monde merveilleux des vacances . Ils lui firent faire le tour du propriétaire . Une fois dépassée la maisonnette des gardiens , se tenait le corps d’habitation , longue bâtisse qui occupait toute la longueur à gauche de la cour . L’entrée principale était au milieu et donnait sur un petit hall d’entrée . Dans le fond , se trouvait une toute petite cuisine aux éléments blancs . Comme Paulette s’étonnait «  Comment faites-vous pour y manger tous ?  » les éclats de rire fusèrent «  Nous n’y mangeons pas , seule Gerda , la gouvernante , y prépare les repas . Nous mangeons dans la salle à manger . » Ce disant , ils avaient pénétré par la porte au fond de la cuisine à gauche, dans une vaste salle . Paulette n’en croyait pas ses yeux . Tout d’abord la taille de l’imposante table de bois massif qui pouvait non seulement accueillir toute la famille mais aussi de nombreux invités . Le bahut était assorti à la table et en plus des quatorze chaises qui entouraient la table , d’autres sièges attendaient ici et là . Un peu plus loin une petite table recouverte de feutre vert attendait les amateurs de bridge . Et au fond , face à la cheminée ouverte qui aurait pu cuire un bœuf entier , se trouvaient des fauteuils de vieux cuir fauve odorant dont à l’œil nu on devinait le moelleux ! Cette pièce était éclairée dans la journée par quatre fenêtres à petits carreaux côté cour et côté verger par d’immenses baies vitrées dont Paulette n’avait jamais soupçonné l’existence , même en rêve . C’est ainsi qu’elle connut le verger … que ses nouveaux amis ne lui laissèrent pas admirer longtemps , pressés qu’ils étaient de continuer la visite . Le groupe ressortit dans le hall et lui montra au passage , à la droite de la cuisine , la salle de bain . Encore une découverte pour Paulette qui ne connaissait que le bassin tous les jours et le baquet le samedi ! Elle s’extasiait devant le lavabo , la baignoire , les étagères couvertes de jolis flacons et resta bouche-bée quand Nicole écarta d’un geste théâtral un rideau , laissant voir une cabine de douche dernier cri . Mal remise de sa surprise Paulette fut entraînée dans la partie droite du bâtiment , l’aile des chambres . Tout d’abord un long couloir dont toutes les portes étaient ouvertes , laissant voir les lits aux dessus fleuris et les petits meubles coquets . Les enfants expliquèrent à Paulette que les vêtements et le linge étaient stockés dans les immenses placards qui garnissaient un mur complet de chacune des chambres . Chacun avait sa chambre mais il n’était pas rare de trouver un deuxième lit dans la chambre …pour un ami ! L’extrémité du couloir donnait sur une très grande pièce où il n’y avait pas moins de cinq lits . C’était la chambre que les deux petites dernières partageaient avec la gouvernante qui, à l’occasion, se voyait chargée des petits des invités . Tout au fond un petit escalier de cinq marches et une porte fermée . C’était top secret car c’était la chambre des parents !

Toute étourdie , Paulette suivit le groupe . Jean –René , Nicole et Françoise embrassèrent Paulette et partirent vers leurs occupations . C’est donc en compagnie de Chantal et Bernard que Paulette partit à la découverte des dépendances qui occupaient toute la longueur droite de la cour . Il fut pourtant impossible de laisser Nanou et Martine qui suivirent , pleurant chaque fois que Bernard leur criait :  « Ouste ! » . Il y avait là une huitaine de salles , anciennes écuries , remises et fenil . La dernière avait leur préférence . C’était un hangar ouvert dans lequel les fermiers avaient construit un demi muret et laissé des espaces sans porte . Ce lieu avait servi de salle où le maréchal ferrant venait garnir les sabots des solides percherons du domaine . Après ce lieu mystérieux , les enfants poussèrent le portillon de fer et entrèrent dans un coquet potager que les gardiens cultivaient , en vue de la venue estivale des propriétaires . Ce ne furent pas les superbes légumes qui retinrent l’attention du groupe , mais les buissons de framboisiers qui garnissaient le mur du fond . Les enfants s’abattirent sur eux comme une volée de moineaux . Timide , Paulette les regarda faire mais lorsqu’ils l’appelèrent , elle ne se le fit pas répéter deux fois . Quel régal !

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 18:00

Thun 17

 

La capitale de la Suisse a toujours ses fontaines spéciales. Des colonnes travaillées avec une statue colorée au sommet. Berne compte plus de 100 fontaines. Celles du XVème s. représentent souvent la bourgeoisie... Celle-ci s'appelle " le joueur de cornemuse" ...Parmi les plus connues : l'Ogre et la Justice.

 

Thun-horl.1.JPG

 

Vous passez sous l'horloge  ( côté recto )

 

Thun horl 2

 

vous la découvrez côté verso...

 

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Vous suivez cette rue, c'est toujours tout droit ! Elle est bordée de commerces, à gauche ils sont sous les arcades.

 

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La rue descend vers l'Aar...là où la capitale prend des airs de campagne !

 

Thun 19

 

Vous ne rêvez pas : c'est bien un ours !  Leur hibernation est terminée...

 

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Il semblerait même que ce soit la période de la mue ! D'après la taille, celui-ci semble être le mâle. Le couple vit au bord de la rivière...il y a des grillages quand même ! Donc...on ne nous a pas menti : les ours sont ressortis !

 

Thun 22

 

Leur entretient coûte quand même à la ville et cette tirelire est à la disposition de ceux qui veulent contribuer au bien-être de ces peluches vivantes.

 

Thun 21

 

En partant, un regard sur leur parcours : en pente, je vous l'accorde !

 

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De l'autre côté, la ville a des airs de Venise...

 

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L'après midi tire à sa fin...mais il est encore possible de constater que les suisses sont un peuple qui aime vivre le plus possible en plein air !

 

Thun 25

 

Dans Berne aussi, les transports en commun sont très nombreux. Les trams se suivent ou se croisent dans un ballet incessant. Attention : passage piétons ou pas, ils sont prioritaires !!!

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 08:30

tomate-00.JPG

 

Je vous avais parlé de ma plantations de pétunias...J'ai beau être novice en fleurs, j'ai vite trouvé que ce pétunia-là avait quelque chose de spécial !

 

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Ahhhh,  vous aussi, vous commencez à vous poser des questions !

 

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Un robuste pied de tomates s'est développé. Nous avons d'abord pensé aux oiseaux...mais la solution la plus plausible est que la graine était dans le terreau que nous avions mis !

 

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Il ne reste plus qu'à attendre qu'elles rougissent. A mon avis ça ne saurait tarder...surtout si je reste à faire le clown devant elles pour choisir le meilleur angle de prise de vue  lol

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 06:00

images-5-.jpg

 

 

Les vacances avaient donc commencé dans la morosité pour Paulette . Pourtant une semaine plus tard , alors qu’elle faisait les cent pas devant la maison tout en rêvant à une nouvelle aventure , elle vit une longue voiture noire s’arrêter devant la vieille ferme inhabitée en face de chez elle . Cette ferme servait autrefois à l’élevage de chevaux et elle avait entendu Victor dire à Yvonne qu’elle était à présent la propriété d’un médecin radiologue qui possédait une clinique à Tourcoing . La DS Citroën s’arrêta devant l’imposant portail de chêne surmonté d’un pigeonnier . Un grand monsieur mince et vêtu de noir en descendit , ouvrit la petite porte de bois située à gauche et le lourd portail s’ouvrit alors de l’intérieur . Assise en face , sur le seuil de sa porte , Paulette découvrit émerveillée une très grande cour en partie recouverte d’une belle herbe drue plantée de quelques arbres centenaires , entourée de bâtiments et qui laissait deviner dans le fond une ouverture sur d’autres espaces . En revenant vers la voiture l’homme sourit à Paulette et lui lança : «  Je parie que tu es notre nouvelle petite voisine ?  Je suis le docteur Dubourg , demain tu pourras faire connaissance avec ma petite tribu !  » Abasourdie , Paulette ne pouvait que hocher la tête et sourire ….

Le lendemain , sitôt lavée et habillée , elle bâcla son petit déjeuner . Yvonne, qui avait deviné qu’un événement important survenait dans la vie de sa fille, obligea celle-ci à rester à table et lorsque Victor fut prêt à aller se coucher , elle la garda assise jusqu’à ce qu’elle ait fini de desservir . Paulette demanda à l’aider , mais s’entendit répondre qu’elle était bien trop maladroite et qu’elle ne ferait que ralentir les opérations ! Enfin , elle entendit : «  Dégage ! je dois nettoyer !  » C’était l’instant que la fillette attendait pour prendre son poste d’observation sur le seuil de la maison. Son attente ne fut pas longue . Quelques minutes s’étaient écoulées pendant lesquelles Paulette se demandait à quoi pouvait bien ressembler une «  tribu » venue de Tourcoing quand la petite porte de bois s’ouvrit lentement , laissant apparaître des têtes blondes. Combien étaient-elles ? Difficile à dire car de nouvelles têtes brunes apparaissaient. Bientôt un groupe de six enfants s’avança sous la direction d’un grand : les sept enfants du Dr Dubourg marchaient vers Paulette . De façon très protocolaire le grand dit à Paulette qu’il se prénommait Jean-René , qu’il avait dix sept ans et que si elle lui disait son nom , il lui présenterait son frère et ses sœurs . Le cœur battant à se rompre Paulette déclina son identité et se retrouva face à Nicole , superbe pin up de quinze ans suivie de Françoise , treize ans . Venaient ensuite Chantal neuf ans , Bernard sept ans , Anne cinq ans que tout le monde appelait Nanou et la toute dernière Martine , trois ans , qui ne faisait que geindre....( à suivre )

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 18:00

Thun-01bis.JPG

 

Le week end dernier nous étions à Thoune ( Thun en allemand ) porte d'accès à l'Oberland bernois. La ville est construite sur les bords d'un lac superbe qui porte son nom et qui communique par un canal  avec le lac de Interlaken ( 11 sur la carte ) .Le temps de monter à bord du bateau et c'est le départ. Ces bateaux sont les autobus du lac. L'embarcadère est à proximité de la gare des trains et il dessert les villes autour du lac. Vous assistez à notre départ. Nous avions opté pour le tour complet du lac...

 

carte-1-.gif

 

Thun 01

 

De suite nous ne regrettons pas notre choix : les paysages promettent d'être magnifiques !

 

Thun 02

 

Nous passons à proximité du chateau Schadau, de style renaissance,  dont le restaurant est très réputé en Suisse.

 

Thun repas2

 

Mais pas de souci pour nous, la restauration à bord du bateau est assurée. Veau en sauce/ tagliatelles-brocolis  pour l'Hom

 

Thun repas 1

 

Polenta/ tomates, mascarpone et crème pour moi. Hummmm!

 

Thun 03

 

Là, les activités nautiques sont nombreuses. C'est là que s'entraînent à la voile les suisses.

 

Thun 04

 

Le lac est de belle taille et avec pour fond de décor les sommets aux neiges éternelles : que demander de mieux ?

 

Thun 06

 

Les uns montent tandis que d'autres descendent...

 

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Et pendant ce temps nous sommes arrivés au dessert ! Glace pour l'Hom...

 

Thun 08

 

douceurs pour moi.

 

Thun-Spi.JPG

 

Mais nous voici à Spiez..

 

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Les petites villes se succèdent, toutes plus ravissantes les unes que les autres mais avec toutes un point commun : l'animation décontractée , tout un art de vivre helvète !

 

Thun 10

 

Des villages tels des joyaux dans des écrins de verdure !

 

Thun-00.JPG

 

Nous ne sommes pas les seuls à naviguer !

 

Thun 11

 

C'est aussi la période où les cascades donnent , même les petites ont un débit maximum !

 

Thun 12

 

Quand je vous dis qu'il y en a qui ont de la chance...Qu'en pensez-vous ?

 

Thun 13bis

 

Nous entrons déjà dans le canal qui rejoint Interlaken

 

Thun 14

 

Nous voici arrivés au débarcadère d'Interlaken. Il est possible d'y descendre pour d'autres excursions...

 

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La vue sur les sommets côté Interlaken est sublime...mais nous avons choisi de faire demi-tour avec le même bateau.

 

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Au retour nos regards s'accrochent sur d'autres villages blottis eux aussi dans la verdure et la montagne.

 

Thun 16

 

De retour à Thoune, nous repassons devant son célèbre chateau Oberhofen. La petite tour construite sur le lac porte le nom de tour de Roaman.

 

chateau-12.jpg

 

Dominant la ville de Thoune, un autre chateau, de style roman ...

 

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Datant du 12ème siècle, son donjon flanqué de 4 tours renferme un musée historique.

 

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Mais nous avons choisi de reprendre le train à Thoune pour....vérifier si ce que l'on nous a dit est vrai !!!

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 10:30

fl-laurier-01.JPG

 

Les lauriers roses ( rouges et blancs d'ailleurs aussi ) croulent sous les fleurs et souffrent de la grosse chaleur malgré les arrosages !

 

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J'ai même le premier qui tente de faire le mur , espérant gagner la borne incendie en face de lui ?

 

fl lavandin

 

Le lavandin est tout échevelé...

 

fl inconnu

 

Cet arbuste de 12ans dont j'ai oublié le nom semble se garnir de bougies blanches quand il est en fleurs. Lui aussi a des envies d'escapade...

 

fl altéa

 

L'altéa tige a choisi d'ouvrir ses fleurs côté soleil ! L'altéa ressemble a l'hibiscus mais est plus résistant au gel...

 

fl Davy 1 

Ces clochettes roses sur des tiges fragiles sont en fleur depuis 3 semaines...et ce n'est pas fini !!!

 

fl Davy 2

 

J'ai oublié le nom de ces courageuses. J'ai reçu les graines par la poste après avoir écrit suite à une offre proposée par le blog de   MG by Davydepoche :   www.monde-gratuit.fr   Merci à toi  Davydepoche !

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 06:00

Avant d'entrer au collège Paulette se penche sur son passé récent. Elle revoie les premiers pas à l'école, le déménagement. Elle se souviens aussi de sa solitude  surtout pendant les grandes vacances scolaires.

Les vacances pour Paulette étaient synonymes d’ennui . Elle passait son temps à se faire oublier . Elle avait tout essayé : les conversations sur les membres de la famille «  tais-toi ! » , les conversations sur la maison et le ménage «  tais-toi ! » les conversations sur la cuisine et la préparation des repas «  tais-toi !  » . Yvonne tenait absolument à ce qu’elle reste en dehors de tout , mais elle l’obligeait à se lever aux aurores sous prétexte qu’elle n’allait pas en faire une fainéante . Chaque lever était un cauchemar pour la pauvre Paulette , à huit ans elle dormait du sommeil du juste lorsqu’à six heures trente sa mère arrivait en criant à tue-tête «  debout là dedans !  » et Yvonne ramenait d’un geste brusque drap et couverture au pied du lit , laissant la fillette désemparée d’être si violemment tirée de ses rêves . Yvonne ne manquait jamais d’ajouter «  Et en vitesse , que je ne sois pas obligée de revenir ..  » Si bien que lorsque Victor arrivait , ils pouvaient petit déjeuner tous les trois avant que Victor n’aille se coucher . Contrairement à la plupart des mineurs , Victor rentrait tout propre à la maison . Il mettait un point d’honneur à se doucher dès sa remontée du fond et à enfiler une tenue toute propre avant d’enfourcher sa bicyclette pour rentrer tout droit à la maison . Cela évitait à Yvonne d’avoir à installer le baquet plein d’eau tiède au milieu de la maison . Victor donnait aussi ses tenues de travail à laver à des dames qui se proposaient contre une petite somme d’argent , ces femmes avaient toutes un mari mineur . Victor ne ramenait ses tenues qu’une fois par semaine à la maison pour un lavage approfondi et une vérification des coutures et boutons . Victor ménageait son Yvonne !

Lorsque son mari était parti se coucher , Yvonne menaçait : «  Que je ne te trouve pas dans mes jambes ! Je nettoie , tu ne touches à rien ! Jouer ? Est-ce que je jouais moi quand j’avais ton âge ? Reste assise et tais-toi , chez moi les enfants ne prennent pas la parole devant les grandes personnes  »

Il ne venait pas grand monde à la maison . De toute façon Victor ne tenait pas à avoir des relations avec les autres mineurs qui avaient tendance à abuser des boissons alcoolisées et tenaient alors des propos déplacés , il évitait aussi que Yvonne ne soit en contact avec les autres femmes de mineurs dont le sport favori était la médisance et le colportage de ragots . C’était aussi pourquoi ils habitaient une maison particulière si loin de la mine au lieu des maisons de corons , fournies par les Houillères . La mine était pour lui un travail qui lui permettait de faire vivre décemment sa famille mais il mettait un point d’honneur à tenir sa femme et sa fille éloignées d’un milieu qui se dégradait au fil des ans . Les seules visites étaient la famille , pas souvent et toujours lorsqu’ils étaient sûrs de ne pas réveiller Victor

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 18:00

Zuri 01

 

Mais non ce n'est plus l'Amérique !! Nous venons de poser le pied à Zurich...donc en Suisse....et là, l'utilisation des transports en commun est très prisé !

 

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Nous traversons la Limmat afin de voir à quoi ressemble cette ville de Suisse dont je ne connais jusqu'à présent que l'aéroport.

 

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Nous prenons une petite rue commerçante et tranquille.

 

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En levant la tête vous avez parfois des surprises...Il y a une vache au balcon !

 

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Je profite d'avoir le nez en l'air pour vous montrer cette jolie enseigne.

 

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Et nous voilà arrivés près de la cathédrale protestante ( culte évangélique ). La Grossmünster ( Suisse allemanique oblige ) véritable bijou d'art roman, fut édifiée entre 1100 et 1250. Elle est reconnaissable grâce à ses deux tours jumelles gothiques qui sont devenues le symbole de la ville.

 

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Nous choisissons de prendre les petites rues du vieux Zurich pour mieux "sentir" la vie là-bas...

 

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A l'étage certaines fenêtres sont garnies de petits balcons fleuris.

 

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De très nombreuses maisons zurichoises sont fleuries et les terrasses de toit arborées sont souvent aperçues. Je ne regrette pas d'avoir quitté les grandes artères de la ville !

 

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Cette jolie demeure porte une plaque explicative...en allemand. J'ai cru comprendre que l'accès du jardin était autorisé....

 

Zuri 11

 

Ce fut une visite fort agréable !

 

Zuri 12

 

Nos pas nous menèrent ensuite sur les bords du lac de Zurich. De forme incurvée, un peu comme une banane de 42km de long, il est en pleine ville. Très prisé par les touristes mais aussi et surtout par les zurichois , c'est un lieu de détente et de pique nique .

 

Zuri 13

 

Se croirait-on en ville ? Une impression de vacances flottait dans l'air ambiant...

 

Zuri 14

 

Rien ne manque pour s'amuser. Un tour en grande roue ça vous dit ? La vue du haut, sur la ville, est sublime ...

 

Zuri 15

 

En revenant vers le pont qui rejoint l'animation de la ville, nous avons trouvé les cygnes qui , en grands habitués, sollicitent une douceur auprès des gens sur la rive.

 

Zuri 16

 

Comme ce doit être bon de fréquenter ces immeubles au bord de l'eau. Je me serais bien vue à la terrasse que vous apercevez à droite...mais l'heure du train approche à grands pas !

 

Zuri 18

 

Nous revoilà en ville, près de la cathédrale.

 

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J'aime bien ce style d'habitation !

 

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La gare est en vue !  Nous serons à l'heure !!

 

Zuri 21

 

Une fois dans le train, nous n'avons pas fini de nous extasier devant les paysages qui défilent sous nos yeux....

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 06:00

coq-1-.jpg

 

Les semaines avaient passé et le moment était venu d’ôter le plâtre . Malgré la crainte que cette opération inspirait à Paulette , elle n’en était pas moins enchantée d’en être libérée . Ces derniers temps , des démangeaisons de plus en plus fortes se faisaient ressentir à l’intérieur de la botte blanche et devenaient insupportables . Yvonne disait que si sa fille avait été moins bête elle n’aurait pas eu à subir ces ennuis . Pépère Fernand , assis très raide comme à l’accoutumée dans son fauteuil , se leva sans un mot et se dirigea vers le fond de la cour où Victor et lui avaient aménagé un poulailler muni d’une vaste volière où les coqs batailleurs pouvaient parader et faire admirer la splendeur de leur plumage . Paulette avait été dispensée par Victor du ramassage des œufs depuis que le plus gros des coqs l’avait attaquée à coups de bec , pensant sans doute qu’elle ennuyait ses poules ! Fernand entra dans la volière et en expert attrapa Chantecler sous son bras pour lui arracher d’un coup sec la plus belle plume de la queue , la plus longue aussi . Pépère revint à la maison après avoir examiné la plume et l’avoir soigneusement lissée dans la serviette toujours prête à côté du bassin rempli d’eau claire dans l’arrière cuisine . Il présenta à Paulette son superbe trophée où se mariaient le rouge , le jaune et un bleu qui avait des reflets verts et lui conseilla de passer la plume à l’intérieur du plâtre . Le soulagement fut immédiat et le regard reconnaissant que lui lança Paulette scella une amitié et une complicité qui ne se démentit pas … Paulette avait demandé au Dr Bazart que l’ambulance vienne la prendre le matin car elle ne voulait plus rejouer les sirènes pour échapper à une nuit d’hospitalisation . Elle partit donc dès huit heures trente en compagnie de Yvonne . Comme elles étaient les premières , elles durent subir le ramassage des autres malades , l’ambulance était une fourgonnette qui contenait environ quinze places assises et il fallait faire le plein ! L’itinéraire était long et sinueux , elles passèrent dans des hameaux dont elles ignoraient jusqu’à l’existence . Ce voyage les amena vers onze heures à l’Hôtel Dieu . De secrétariat en salle d’attente , il fut bientôt presque midi , l’heure de la pause-déjeuner pour le personnel soignant . C’est l’estomac dans les talons et la gorge nouée par l’angoisse que Paulette se présenta devant l’infirmier chargé de la libérer . Tout de blanc vêtu , de la tête aux pieds , celui-ci tenait à la main une scie qui parut énorme à Paulette . Ce fut la scie qui lui indiqua la table sur laquelle elle dut s’allonger . Sous le coup de l’émotion , elle ferma les yeux mais ne put s’empêcher d’entendre les bruits inquiétants et peu attendus dans un hôpital . Bientôt une voix joviale lui cria «  Tu peux ouvrir les yeux , c’est fini !  » Lentement Paulette ouvrit les yeux et se redressa pour voir l’état de sa jambe …elle était toute maigrichonne par rapport à l’autre et très rouge . A sa vue la fillette partit dans le plus bel évanouissement que l’infirmier n’avait vu de toute sa carrière . Vite , il appela sa chef de service et la première personne que Paulette distingua lorsqu’elle revint à elle fut la sœur qui voulait faire d’elle une soeur institutrice . Cette dernière la rassura : «  Dans quelques jours ta jambe retrouvera un aspect normal , il te suffira de remarcher dessus . Dis-moi tu as pensé à ce que je t’avais dit ? En as-tu parlé à la maison ?

_ Non je n’en ai pas encore parlé à mes parents mais je vais le faire car j’y ai pensé et c’est bien ce que je veux faire ;

_ C’est bien mon petit , tu as pris la bonne décision pour être heureuse . »

La sœur embrassa Paulette et partit dire à Yvonne venir chercher sa fille . Entre temps l’infirmier avait prévenu Yvonne qu’un petit incident était survenu dans sa salle , c’est pourquoi Yvonne arriva , drapée dans sa dignité et gratifia Paulette d’un «  Alors comme ça tu t ‘es encore débrouillée pour te faire remarquer !  » Interloqué l’infirmier lui suggéra que la gamine avait sans doute faim , il allait être treize heures . «  Vous , mêlez-vous de ce qui vous regarde , elle aura ce qui lui faut quand nous seront rentrées à la maison ! » Oui mais voilà , le retour fut aussi laborieux que l’aller , il fallut déposer chez eux une douzaine de personnes qui avaient la particularité de toujours habiter très loin les unes des autres . Il était presque dix neuf heures lorsque l’ambulance s’arrêta enfin devant chez elles . Victor était déjà prêt à partir pour le travail , Yvonne l’accapara pour lui raconter les humiliations subies par la faute d’une fille indigne . La fille en question essayait tant bien que mal de sortir du véhicule mais sa jambe refusait de lui fournir un appui sûr ; Ce fut l’ambulancier , sans doute pressé de partir , qui la prit dans ses bras pour la déposer dans les bras de pépère venu aux nouvelles . …

Le peu de vacances qui restait fut dédié à la rééducation de la jambe de Paulette . Comme elle ne voulait pas rater son arrivée au collège , elle fut très courageuse et mit les bouchées double . Elle put bientôt marcher en claudiquant à peine et pouvait rouler en vélo sans problème ….car c’est en bicyclette et par tous les temps que Paulette aurait à faire les dix kilomètres matin et soir pour aller au collège .

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 18:00

avion-t10496[1]

 

 

Tant que vous n'êtes pas allés aux USA vous n'avez pas vraiment de raison de vous plaindre des contrôles à l'aéroport !

Déjà, mon passeport actuel datant de 2004, j'ai dû faire une demande d'autorisation de voyage ( visa ) payante ( 14 US dollars ) par Internet.  Lors de l'enregistrement des bagages de soute, questionnaire sur leur contenu, qui les a préparés ? Bin moi ...le mien et celui de l'Hom pardi !  Lorsque tu as répondu aux questions, on pèse, on vérifie si tu as bien les cadenas qui permettent aux américains d'ouvrir avec leur passe... et tu vas alors assister au passage aux rayons X du dit bagage... ouf la valise , elle, est passée.

Muni de ton passeport , tu subis le regard suspicieux du policier qui vérifie sur un écran que tu n'es pas indésirable là bas...généralement il laisse un blanc.... histoire de faire monter le stress...et tu passes comme une fleur dans les détecteurs du portique.  45mn : un record ! Qu'est-ce que nous étions contents, des amis dernièrement y avaient passé 5 heures !

Après 7h30 de vol tu arrives sur le sol américain. Tu descends de l'avion pour te diriger vers les contrôles. Et là tu montres ton passeport et ton autorisation Visa, persuadée que cela suffit. Que nenni ! Le policier te demande de poser les 4 doigts de la main droite sur une plaque pour les empreintes, déjà tu fais mine de partir mais...il manque le pouce qui a droit à une séance en solo. Bon, j'en ai plus d'autres, je file...Heps...pareil avec la main gauche, d'abord 4 doigts puis le pouce seul. Là j'attends : vont certainement me faire l'empreinte des orteils ! Et non, il me dit d'enlever les lunettes...là Coco je ne te vois plus...mais je devine : une photo ! Ne souriez pas...si tu crois que j'ai le coeur à ça !

Récupération des bagages, nous n'avons pas été inquiété. C'est en arrivant à l'hôtel que je me suis rendue compte que mon cadenas spécial USA avait eu affaire à une grosse brute qui ne sait pas se servir du pass et me l'avait bousillé : il ne fermait plus ! Par contre, en ouvrant la valise, les vêtements soigneusement pliés et coincés pour le transport étaient complètement chamboulés, voire roulés... un carnage !

Au retour, enregistrement des bagages avec les questions d'usage mais sans souci. Arrive le contrôle des passeports, re-suspicion pour faire monter la pression .. mais comme je suis innocente comme l'agneau qui vient de naître, j'avance vers le portique aux détecteurs de métaux. Je dépose dans un bac ma montre, ma ceinture et mon petit sac  quand un gars en uniforme me dit " shoes "Pour les messieurs je comprends, chaussures fermées = danger ! mais je suis en nu-pieds , petites lanières, rien à cacher ! Il n'a pas l'air commode le bougre, donc je m'éxécute. J'ai essayé le portique scanner ! Vous avancez , posez vos pieds nus rigoureusement dans les empreintes au sol, face à une paroi et coudes levés, mains de chaque côté de la tête, vous attendez le signal de la délivrance...Ne vous réjouissez pas trop tôt : de nouvelles empreintes au sol ...pour un scanner des pieds !!!  Ensuite il ne reste plus qu'à retrouver vos affaires personnelles dans les caisses qui s'accumulent et à vous rhabiller ! Mieux vaut ne pas arriver à la dernière minute à l'aéroport.

Le reste c'est du classique, vol de nuit et descente avec des têtes à faire peur !

Maintenant j'attends : vu qu'ils ont toutes les coordonnées possibles et imaginables me concernant, ils vont me l'envoyer quand ? Quoi, comment quoi ? Bé ma PHOTO  bien sûr !

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