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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 06:00

link  vidéo de la simulation d'un coup de grisou

 

 

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Pour ne pas faire jaser ses voisines, Yvonne avait toujours refusé catégoriquement de faire monter le téléphone chez elle ...ce fut donc un collègue de Victor qui arriva ce jour-là, haletant, les yeux bleus éclairant un visage maculé de charbon :

" Vite, vite , un malheur vient d'arriver ...coup de grisou...et  Victor n'était toujours pas remonté !"

 

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Enfourchant leurs bicyclettes, Yvonne et Paulette pédalèrent de leur mieux derrière le collègue déjà sur le chemin de la mine. En arrivant dans la grande cour, elles eurent toutes les peines du monde à se frayer un passage entre les curieux agglutinés.....jusqu'à ce que l'ingénieur reconnaisse Paulette. " Viens mon petit, allons dans mon bureau, nous serons plus au calme "  Yvonne trouva l'idée excellente...mais Paulette ne voulut rien entendre. Elle connaissait, pour y être allée voir maintes fois, en compagnie de son père, le puits dans lequel descendait  Victor et par lequel il n'allait pas tarder à remonter, elle en était sûre...d'ailleurs les câbles de la cage tremblaient, signe que la nacelle bougeait !

C'est dans ce puits qu'elle souhaitait ardemment descendre avec son père pour voir  le lieu où travaillait Victor et dont il lui parlait avec passion quand ils étaient tous les deux. Mais Yvonne - dont la signature était obligatoire - refusait farouchement de donner son accord. A ses voisines elle disait que  c'était pour ne pas mettre sa fille en danger. Mais lorsque seule avec Paulette, elles en parlaient, Yvonne ricanait : " Tu serais trop contente hein ? Alors c'est non !"

Lorsque les câbles s'entrechoquèrent et que le bruit se fit plus intense, Paulette retint son souffle. Quatre hommes , méconnaissables tellement ils étaient noirs essayaient de sortir en se soutenant mutuellemnt . Les mineurs autour d'eux se précipitèrent  ..et Paulette ne vit plus rien. Mais elle entendit : "Paulette, va dire à ta mère qu'on m'emmène au centre médical !" Cette voix-là, bien que fatiguée, Paulette l'aurait reconnue entre mille : c'était son père ! Autour d'elle les mineurs lui confirmèrent...

Paulette courut chercher sa mère et elles prirent la direction de l'infirmerie ( heureusement que Paulette connaissait les lieux ! ). Elles arrivèrent juste à temps pour voir Victor, plié en deux par la douleur, monter dans l'ambulance qui démarra aussitôt dans le hurlement des sirènes.

Les nouvelles de plus en plus rassurantes leur parvinrent et bientôt  Victor put rentrer à la maison: sa thrombose pulmonaire était en bonne voie de guérison.   Paulette s'asseyait à côté de la chaise longue où Victor reprenait des forces et sans se lasser écoutait le récit de ce qu'était un coup de grisou et comment lui - son père - l'avait vécu. Mais jamais elle n'eut le droit de le questionner sur ce que ses collègues avaient raconté :

Comment  à mains nues  (la déflagration lui avait enlevé le pic des mains et dans l'épaisse fumée impossible de distinguer quoi que ce soit ! ) à mains nues donc il avait dégagé un passage pour se sortir de la galerie et comment il avait hurlé les noms des deux apprentis qui étaient non loin de là , regrattant pour les sortir de là  avant de les diriger vers la sortie...enfin, le fond du puits. Ce passage là , Victor  n'en a jamais parlé...ses mains le faisaient pour lui ! En effet , sous la peau de ses mains des taches noires : du charbon incruté qui rappelaient que ces mains-là avaient ramené au grand jour trois emmurés !

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 18:00

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En sortant de la gare maritime, le grand escalier Potemkine nous fait face. Il mesure 142m de long et compte 192 marches. De là où nous sommes , il faut prendre un passage souterrain pour arriver devant la première marche. Cet escalier dont la construction dura de 1834 à 1841, a été conçu de telle sorte que du bas on ne peut pas apercevoir les paliers.

 

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Et lorsqu'arrivés en haut les gens se retournent, ils sont tout surpris de ne pas voir les marches mais uniquement les paliers !

 

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En haut de l'escalier, sur le boulevard du Bord de Mer, la statue du duc de Richelieu qui avait fui la France et devint gouverneur de Odessa de 1803 à 1814. Non, les pavés ne sont pas cirés : il pleut !

 

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Au milieu d'une place qui porte son nom , la statue de la Grande Catherine.

 

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Nous traversons un petit jardin public où les statues roses sont simplement jolies.

 

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Au sortir du petit parc, un grand bâtiment du XIXème siècle nous fait face : les colonnades, les statues me disent quelque chose...mais bien sûr , c'est l' OPERA , l'un des plus beaux théâtres au monde ! Son acoustique est exceptionnelle...paraît-il !Nous allons le contourner par la droite...

 

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Il nous a fallu prendre du recul pour pouvoir le prendre en entier : il est vraiment  très grand ! Nous en profitons pour admirer les massifs encore en fleurs en cette fin octobre. Partout une véritable armada d'hommes et de femmes en vert balayait , ramassait les feuilles mortes... Rien à dire : la ville est propre !

 

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Le musée d'archéologie...que nous ne visiterons pas par manque de temps, date de 1825.La statue est la reproduction d'une oeuvre grecque.

 

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Ce grand pavillon blanc, qu'est-ce ? Impossible de comprendre les inscriptions...le mieux est d'aller voir ! Nous poussons donc la porte qu'une dame venait de franchir.....et là !!! à droite, une cabine d'où une dame en uniforme nous foudroie littéralement des yeux ! A gauche un vestiaire gardé par des militaires armés...Paralysés, nous en profitons quand même pour regarder devant nous : quel luxe ! Partout de lourdes tentures de velours pourpre, aux murs des tableaux ( sûrement de maître ) des officiers en tenue de gala, des messieurs en smoking et des dames vêtues avec une élégance recherchée.Pas question de franchir la barrière devant nous.  Un coup d'oeil discret à l'Hom, nous nous sommes compris, nous battons courageusement en retraite. Lorsque les personnes présentes comprirent que nous allions partir, elles se sont détendues et nous ont adressé des sourires plus charmants les uns que les autres...auxquels nous nous sommes empressés de répondre avant de retrouver le grand air. Vite, un coup d'oeil au plan détaillé : nous sommes entrés ( et nous avons été les seuls croisiéristes à le faire ) dans le bâtiment du Conseil Municipal de Odessa.  incroyable qu'ils aient gardé un tel apparât , chez nous c'est plus simple. Et chez vous ?

J'en oublie de vous dire que les deux statues de part et d'autre du bâtiment représentent le Jour et la Nuit. Il s'agit là de l'ancien immeuble de la Bourse.

 

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Devant la maison du Conseil ( en gros, leur mairie, non ? )  un gros canon de bronze est exposé

 

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Ainsi que le buste de Pouchkine, le poète , dramaturge et romancier russe. 1799 - 1837.

 

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Droit devant, c'est d'ailleurs l'avenue Pouchkine. Imaginez sous le soleil...

 

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Nous repassons sur le côté du musée d'archéologie. Odessa n'est pas compliqué, bien qu'il y ait  un  peu plus de un million d'habitants, il paraît impossible de s'y perdre !

 

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Malgré la pluie, la classe-promenade passe en chantonnant.

 

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Une des avenues principales, bordée de boutiques et de restaurant ...avec terrasse !

 

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Cette avenue là est droite et ...bien longue !

 

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A un croisement , un rassemblement...nous comprenons vite qu'il s'agit de l'inauguration d'une oeuvre encore cachée sous le drap blanc.

 

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La fanfare en uniforme entend fêter cela en musique !

 

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Nous voici devant un édifice énorme et ovale : le Afina Mall, un centre commercial géant avec toutes sortes de nourritures mais aussi beaucoup de boutiques de mode, de boutiques branchées et d'échoppes de toutes sortes.

 

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Un peu plus loin, sur le square Grecheskaya,  les travaux sont en cours. Sur un immeuble déjà existant, ils rehaussent avec des appartements aux fenêtres originales.

 

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La boucle est bouclée, puisque nous revoici en haut de l'escalier Potemkine.  De là nous avons une vue d'ensemble sur le port de Odessa.

 

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Sur les côtés de l'escalier, des vendeurs disposent à même les marches les seuls souvenirs qui nous ont été proposés...donc je n'ai rien ramené, l'Hom ayant vigoureusement refusé de porter la  chapka à étoile rouge !

 

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Pour ceux qui seraient effrayés à l'idée de grimper et redescendre   les 192 marches, il est possible  de prendre le cabble-car !

 

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En bas de l'esplanade de la gare maritime que nous avons rejointe, circulent les trains qui viennent se charger au port.

 

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La gare maritime est devant nous. C'est là que j'ai poliment demandé, en anglais, à un athlète en uniforme où je pouvais poster mes cartes postales. Il m'a conduite vers une boîte aussi haute que moi et qui avait la fente internationale des boîtes aux lettres. Je l'ai chaleureusement remercié et...je n'aurais pas dû ! 22 mois plus tard, mes cartes ne sont toujours pas arrivées. Il y a même des gros malins qui m'ont suggéré que le gars m'avait montré une poubelle...

 

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Vous avez dû apercevoir devant la gare maritime une sculpture très sombre.  La voici de plus près. Il s'agit de

" l'enfant d'or " de E. Neizvestnyi ! Il est sensé protéger les voyageurs et leur souhaite bonne chance pour leur expédition. La tradition veut qu'on lui caresse le pied !

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 11:00

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Le callistemon que l'on appelle " rince-bouteille " à cause de ses fleurs en forme de goupillon, est originaire d'Australie mais se plaît beaucoup dans les jardins méditerranéens. Le mien a commencé à fleurir en mai...a boudé pendant les fortes chaleurs et recommence à produire ses goupillons d'un beau rouge vif. Pourtant ses branchent "filent" et il a l'air malingre ...malgré l'engrais.

 

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Gros plan sur l'un des goupillons .

 

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J'ai aussi en pots mais à l'extérieur pour l'instant, plusieurs tamayas. Ces plantes originaires d'Amérique du Sud étaient à l'origine l'arbre sacré des indiens Atzalca. Ils ont été couverts de grappes de fleurs durant toute la belle saison mais je ne vais pas tarder à les rentrer car ils ne supporteraient pas la fraîcheur. Ce sont des bégonias maculatas, ils se bouturent très facilement .

 

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Mon kalanchoe rouge a lui aussi été couvert de fleurettes tout cet été . Mais là il n'a plus que quelques taches rouges...je crois qu'il ne va pas tarder lui aussi à rentrer , en bonne plante grasse, il n'aime pas le froid !

 

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Infatigable, mon rosier jaune nous offre encore ses fleurs parfumées. Mes autres rosiers semblent avoir abandonné depuis la semaine dernière ! 

Et vous, qu'avez-vous encore de fleuri ?

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 06:00

Que sont mes berges devenues ?

Sans elles je me sens perdue !

 

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En sortant du parking souterrain , un champ de ruines est devant nos yeux. Que se passe-t-il ?

 

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Le quai Mirabeau  et le quai des Barques sont en travaux ...de démolition intensive pour l'instant !

 

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Il ne reste rien des tonnelles ombragées que j'aimais emprunter avant mon "magasinage" !

 

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La jolie passerelle est interdite...cela veut dire qu'il faut faire le grand tour par le pont de la Liberté avant de rejoindre le coeur de ville .

 

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L'autre rive n'est pas en reste...la petite "gare" des bateaux électriques a disparu...

 

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Bonne nouvelle  :  les platanes seront épargnés et sont  tous dotés d'un habillage de protection !

 

Ce sera sûrement magnifique après ....mais ce sera long pour les riverains et les commerçants. La fin des travaux est en effet prévue pour mars 2013...si les délais sont respectés !

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 18:00

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Nous entrons dans le port de Yalta, en Ukraine. Le temps n'est pas terrible , nous sommes fin octobre et il fait 12° .

 

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Dès la sortie de la gare maritime nous trouvons ce bateau vicking qui rappelle qu'avant de s'appeler Ukraine cette presqu'île se nommait Crimée.

 

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C'est d'ailleurs affiché en grand.

 

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Ce tableau géant porte ce qui devait être des blasons. ...je n'ai pas eu le temps d'éclaircir le mystère de l'écriture ukrainienne !

 

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Le premier magasin est une expo de jeux pour enfants...et Mac Do !!!  Sympa, non ?

 

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Nous nous engageons le long d'une allée piétonne boisée ...qui doit être très agréable en été ! Nous réalisons très vite que Yalta est devenue une station balnéaire huppée, fréquentée par les riches russes à la belle saison et quasiment désertée pendant les mois d'hiver.

 

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Au bout de l'allée, la statue de Lénine.

 

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Au bout du quai, un restaurant estival...donc fermé !

 

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En front de mer , cette chapelle orthodoxe toute mignonne...mais avec beaucoup d'interdits !

 

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En ville de jolies statues de bronze. Ici un dandy...

 

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un peu plus loin, une jeune élégante.

 

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Nous avons marché un bon moment avant d'arriver devant cette merveille dont nous apercevions les dômes dorés depuis le port. Il s'agit de la cathédrale Saint  Alexandre Nevski , principale église orthodoxe de Yalta.  

 

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Chaque détail attire l'oeil...

 

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Nous l'avons contournée mais n'avons pas pu y pénétrer.

 

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Plan de la ville à la main, nous traversons la ville. Ce qui surprend ...le nombre de fils. Il y a les fils électriques, les fils du tramway , ceux du cabble-car  et les fils des télécabines !

 

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Et il y a une autre ligne de télécabines qui est perpendiculaire à la précédente.

 

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Après avoir traversé des parcs et pris des rues pentues nous arrivons au pied de cet escalier. Ouais !! Nous avons trouvé l'église arménienne !

 

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Aussi grise que l'autre était colorée , sa forme trapue nous écrase.

 

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Une des sculptures murales...

 

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Il a fallu la contourner pour en trouver l'entrée.

 

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Comparé à l'extérieur, l'intérieur fait petit.

 

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Revenus en ville, nous passons devant ce qui correspond à l'hôtel de ville. Le marteau et la faucille sont toujours là !

 

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Derrière la statue du début de notre visite se trouve le Lénine square avec des jeux pour enfants.

 

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Nous sommes allés jusqu'à la plage de Massandra, déserte forcément.

 

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Mais tout à côté le street art  attire l'oeil !

 

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Ce petit monument était couvert d'inscriptions qui devaient être des noms...peut-être leur monument aux morts .

 

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Nous voici revenus près de la gare maritime. Les quelques magasins rencontrés étaient tous sombres, nous les pensions fermés, mais renseignements pris, ils économisent l'électricité ! 

 

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Le long du quai, le mot "bienvenue" est écrit dans toutes les langues, français compris.  

 

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De retour sur le bateau, un corbeau de Yalta nous avait suivi et restait posé sur la rambarde du pont. 

 

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Alors que nous nous éloignons, Yalta s'éveille et s'illumine pour la nuit...moins cependant que le bateau de croisière resté à quai !

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 14:00

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Ce livre des éditions " fleuve noir" m'a interpellée à cause de sa photo de couverture. Et vous, auriez-vous résisté ?

 

L'auteur a déjà écrit deux thrillers  "l'exil des anges " et  "Nous étions des hommes " mais cette fois il nous propose une comédie. Cet auteur est drôle , percutant et terriblement touchant. Gilles Lejardinier a le don de raconter des histoires originales qui nous entraînent ailleurs tout en nous faisant sentir concernée.

Je vous livre la 4ème de couverture :

 

"Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant les escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre les dents ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu - obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier...

Mais tout cela n'est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout , Julie va prendre des risques toujours plus plus délirants, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie "

 

Facile à lire, j'ai eu du mal à le lâcher avant la fin ! C'est une lecture qui fait du bien !

 

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 06:00

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Après le grand chassé-croisé de ces dernières vacances, agrémenté de longs...d'interminables bouchons....un souvenir m'est revenu en mémoire.

J'habitais encore la frontière belge à l'époque et nous avions loué un chalet à Barèges dans les Pyrénées. Un couple d'amis, qui avait loué pas loin de notre chalet, nous accompagnait dans notre voiture. Nous n'étions pas pressés d'arriver car partis suffisamment tôt pour pouvoir s'octroyer des arrêts paysages quand le décor l'exigeait ! En fait de splendides paysages ce furent les bouchons qui nous attendaient  à hauteur de Limoges...d'abord des km à rouler au pas...puis arrêt total de tous les véhicules pour une durée indéterminée. Notre ami part à pied voir ce qui se passe et revient peu de temps après avec l'information : accident à 2km de là !

Vitres grandes ouvertes nous essayons de passer le temps : projets une fois rendus sur place... histoires drôles vite épuisées...description avec forces détails des véhicules qui nous entourent et de leurs occupants ( là on risque de ne pas se faire que des amis ! donc stop ! )  Ah, si seulement les jeux de société n'avaient pas été rangés au fond du sac qui est tout au fond du coffre...Nous en sommes là dans nos réflexions lorsque nous voyons l'Hom ouvrir brutalement sa portière et sortir de la voiture. Une fois sur le bitume, le voilà qui gesticule en sautant sur place et en se battant les cuisses avec les mains...Sidérés à l'intérieur de l'auto, aucun de nous trois n'ose sortir ...Au bout d'un moment je risque :

" Mais qu'est-ce qu'il lui prend ? " Ce à quoi notre ami répond d'un ton doctoral : " ça devait finir comme ça, la fatigue du trajet, le stress et le soleil de plomb qui lui tombe sur la tête depuis que nous sommes coincés , ne cherche plus , il est en train de perdre la tête !" 

Silence dans la voiture ...et coup d'oeil inquiet vers l'Hom qui revient vers nous et se penche par la vitre toujours ouverte :

" Ah bravo ! j'aurais pu mourir, aucun de vous n'a fait un geste !"

" Mais, tu peux peut-être nous expliquer ce qui t'arrives  ? "

" Mais vous n'avez rien vu ???   Une guêpe était montée dans la jambe de mon short et la sale bête m'a piqué ! "

 

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photos du Net

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 18:00

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Nous arrivons devant l'île de Nafplion...autrement dit  Nauplie, en Grèce.

 

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Une fois à terre , un bus nous emmène à travers des vergers d'agrumes ...

 

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jusqu'à un petit port où nous prenons un autre bateau.

 

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Nous nous dirigeons vers le canal de Corinthe .C'est une voie d'eau artificielle qui a été creusée à travers l'isthme de corinthe pour relier la mer Ionienne à la mer Egée. Il fut creusé entre 1882 et 1893 à l'initiative des français.

 

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Ce canal  mesure 6743m  de long

 

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mais il ne fait que 21m de large ! Inutile d'espérer pouvoir se croiser ! La navigation y est très réglementée ...

 

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Lorsque nous sortons du canal, nous sommes en mer Egée.

 

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Il faut reprendre le canal dans l'autre sens !

 

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Les falaises mesurent  80m de haut !

 

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Au-dessus de nous, les gens sur le pont nous font de grands signes de la main.

 

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Nous avons regagné notre port de départ. Tous à terre !

 

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Nous en profitons pour aller à notre tour sur le pont...

 

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Vu d'en haut, le canal est pas mal impressionnant !

 

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Tiens, voilà justement un bateau qui s'engage, précédé de son remorqueur . Qu'est-ce que je disais : ça passe tout juste!

 

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Au retour nous contemplons les vignes...pour les raisins de Corinthe bien sûr !  ( pardon pour les reflets, dans le bus ce n'était pas évident !)

 

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Nous quittons Nauplie sous un radieux coucher de soleil flamboyant.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 06:00

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Dans le pigeonnier, l'instant était grave : les oeufs amoureusement couvés allaient éclore ! Victor surveillait cela très attentivement...Depuis ce matin, certains couples de pigeons s'occupaient de leur progéniture dans le casier qui leur était réservé. Mais voilà, l'heure s'avançait...et il serait bientôt l'heure pour Victor de partir travailler.

Il fut bientôt obligé de redescendre du pigeonnier et de confier la situation à Yvonne !

" Il reste encore  des oeufs qui ne sont pas éclos...et ce qui me chagrine le plus c'est que celui - le seul et unique - de mon couple-vedette, les champions, n'est pas éclos! Je peux compter sur toi pour surveiller ? Tu sais que j'y tiens beaucoup"!

Selon son habitude Yvonne promis...et une fois Victor parti, s'en fut se coucher sans passer par le pigeonnier.

Dans la nuit pourtant, elle fut prise de remords et se sentis mauvaise conscience. Elle se leva tôt, sortit et alluma la lumière du pigeonnier. Devant ses yeux horrifiés, elle vit un minuscule pigenneau au corps nu ...gigotait à terre !  Dans l'effort qu'il avait fait pour sortir de la coquille il était passé par-dessus le bord de la tasse et était tombé à terre. S'était-il  fracassé la crâne ? 

Le gros, l'énorme problème était ...que Yvonne avait peur de tous les bébés animaux !!! Elle retourna le scénario plusieurs fois dans sa tête puis pensant au drame qui ne manquerait pas d'éclater au retour de Victor, s'en fut chercher la pelle à poussière et son petit balai . Lorsque le pigeonneau sentit les poils du balai, il remua faiblement ...ce qui eut pour effet de faire s'enfuir Yvonne à toutes jambes.

Yvonne se résigna à aller réveiller Paulette. " Il faut que tu viennes au pigeonnier, il y a un drame !"

Paulette qui adorait les animaux, y compris les bébés, et  tout heureuse que l'on fasse appel à elle , courut vers les lieux du drame. Lentement pour ne pas effrayer les volatiles qui l'observaient avec suspicion, elle se baissa et prit dèlicatement le pauvre oisillon tombé  au creux de sa main.

 

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" Je le mets où ?

- Ne t'approche pas de moi , prévint Yvonne

- mais c'est lequel son casier ? je le dépose où ?

Pour en finir au plus vite, Yvonne désigna du doigt un casier où aucun bébé n'était en vue. Paulette y déposa le pauvre petit....et n'eut pas le loisir de s'attarder car Yvonne la pressait de partir .Victor allait bientôt rentrer ..et il n'était absolument  pas question de lui raconter ce qui s'était passé, sous peine de représailles, cela va de soi !

Victor rentra et entendit la version de Yvonne. Il partit vers son pigeonnier  pour en revenir presqu'aussitôt. " je veux la vérité ! Le pigeonneau n'est pas dans le bon casier : pourquoi ?" Yvonne fut cette fois-là obligée de raconter la vérité sous le regard attentif de Paulette.

Se détournant  volontairement de Yvonne, Victor entraîna Paulette au pigeonnier et lui fit remettre elle-même l'oisillon dans le bon casier. " Ce sera un peu comme ton filleul, lui dit-il, tu lui as sauvé la vie !"

Le filleul de Paulette survécut à l'aventure et devint à son tour le meilleur champion de Victor.

 

 

photos du Net.

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 18:00

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A Toulouse, un petit port fluvial tranquille, le port Saint Sauveur.

 

 

 

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Des péniches attendent les croisiéristes...

 

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Voici les "ponts jumeaux" . C'est le départ du Canal du Midi. En effet sous l'arche de gauche nous entrons sur le Canal du Midi alors que l'arche de droite nous mène sur la Garonne en direction de Bordeaux.

 

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Le Canal du Midi

 

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Il va falloir passer sous le pont ...

 

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C'est juste...mais ça passe sans problème.

 

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Nous voici sur la Garonne. Les eaux sont nettement plus agitées...

 

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Nous nous dirigeons vers le Pont Neuf...qui, comme son nom ne l'indique pas, est le plus vieux pont de Toulouse, le seul  à être encore debout après les terribles inondations de la Garonne en 1875, celles qui firent dire à Mac Mahon : "Que d'eau, que d'eau !"

 

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Sa construction se fit de 1544 à 1632 et il fut inauguré par Louis XIV en personne le 19 octobre 1659. Ce qui lui permit de résister aux fureurs de la Garonne  sont ses 7 arches irrégulières, ses piles de pont ouvertes par des dégueuloirs et des crêtes en avant de chaque pile.

 

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L'un des dégueuloirs permettant aux eaux en furie de passer au-travers de la pile sans l'emporter .

 

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Nous passons à côté de Basacle : site géologique, historique et touristique.  C'est en 1190 qu'un barrage fut construit sur la Garonne et la centrale hydroélectrique de la photo est toujours en activité.

 

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Nous repassons un  passage étroit...

 

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et dans la lumière du couchant  nous  revenons vers notre point de départ.

 

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Les ponts jumeaux sont à nouveau devant nous.

 

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Nous passons devant le Canal du Midi où les péniches à quai sont nombreuses.

 

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Le tour du bassin saint Sauveur nous permet de voir de plus près le bas-relief entre les deux ponts. Cette oeuvre de François Lucas  date de   1775. Cet artiste préféra le marbre de Carrare. L'oeuvre mesure 15m de long pour 5m de haut.

 

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Ce bas-relief est à la gloire de la figure de l'Occitanie.  Les épis de maïs symbolisent la richesse du Languedoc.

 

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La Garonne, une corne d'abondance à la main  regarde un Génie  labourer la terre.

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