Aujourd'hui nous avons du temps libre pour promener dans le quartier français.
Très vite ce sont les balcons fleuris qui attirent l'oeil.
Nous avons bien sûr emprunté la célèbre "Bourbon Street" , le quartier chaud de la ville, leur Pigalle à eux. Bon, c'est le soir que cela devient louche...Nous étions au milieu de la journée ; c'est animé, bruyant, un peu sale, nauséabond et pas mal de gens ivres. Ne nous attardons pas !
Le soir, nous avions rendez-vous au bord du Mississipi, à l'embarcadère.
Devant nous, le ballet incessant des bateaux de toutes sortes.
Voilà notre bateau-croisière : c'est le Natchez ! Un bateau à aube...
A bord, nous avons la permission de visiter même la salle des machines. Viens ensuite le repas convivial tandis que nous voguons. Un orchestre de jazz occupe le fond de la salle et à ma demande ils ont interprété mon air-culte, "Petite fleur" de Sidney Béchet...en me remerciant pour ce choix. Mais non messieurs, c'est moi qui vous remercie de l'avoir si bien interprétée.
Le lendemain, matinée libre pour faire les derniers achats. Mais voilà, il tombe des cordes depuis la veille. J'avais emporté vestes imperméables et parapluies, donc en route. Au retour, force est de constater que si le haut est sec, les pantalons sont détrempés. Les valises sont bouclées et pas question d'y ranger du linge mouillé. J'ai donc joué du sèche cheveux ...et nous avons pu monter, séchés, dans le bus chargé de nous tranférer à l'aéroport. En cours de route le chauffeur nous parla des inondations qui commençaient à arriver sur New Orléans...Nous avons fait les formalités d'usage, sommes montés dans l'avion pour apprendre que la fermeture de l'aéroport était imminente...Pendant une heure nous avons rongé notre frein...quand tout à coup l'ordre de serrer la ceinture a été donné. Je n'ai jamais vu d'envol aussi rapide, le temps de dire ouf nous étions déjà en l'air. Toute la nuit les renseignements sur les conditions du vol nous étaient donnés et l'Hom se pencha soudain à mon oreille " on va franchir le mur du son" ! C'est vrai qu'on volait vite, si vite que c'est avec 15mn d'avance que nous avons atterri à Roissy. Si les bagages ne tardent pas nous aurons notre train !...Pourtant un silence pesant et inhabituel nous attendait à l'aéroport. Valises en main nous avons gagné la gare : personne !!! Renseignements pris, il y avait une grève générale depuis la veille. Nous avons pu prendre un petit bus qui nous a conduit à la gare de Lyon d''où un train devait partir pour le sud. Il y eut des arrêts, des changements jusque Avignon. Là, plus rien ! Blocus complet ! Nous avons donc pris une chambre à l'hôtel voisin pour nous retrouver à 06h sur les quais au cas où. Vers 11h nous avons eu un train pour Montpellier...nouvelle attente ...un autre train jusque Béziers. Stop ! plus rien jusqu'au lendemain matin...Nous étions à 18 km de chez nous.J'ai dû aller téléphoner depuis un café chez nos voisins qui vinrent nous chercher. Inutile de vous dire que depuis cette aventure j'ai acheté un téléphone portable !
Voilà, après avoir failli être victimes des inondations en Louisiane , nous avons mis 72 heures pour faire Paris-Narbonne ! Qui dit mieux ???
Humour de la Louisiane
FIN
Memy 24/03/2012
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